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Julian J, Meyer

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DICTIONNAIRE

SAMOA-FRANGAIS-ANGLAIS

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FRANÇAIS-SAMOA-ANGLAIS

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DICTIONNAIRE

SAMOA-FRANCAIS-ANGLAIS

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FRANÇAIS-SAMOA-ANGLAIS

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR

(avec ORiVUBES}

O le tuai I«tu (livre deprièresen ^amoa), 1878, iii-8". 8 fr.

O tala Itllltlia mat tuM p»i« (traduction en Samoa

de l'hisloire biblique du D' J. Schuster), 187S, in-S'. 8 fp.

BH VEKTB CHEZ LES UfiMES ÉDITEURS.

BATAILLON (Mgr).- Mo te «•lil-l«tu hnteUlt* Iak»

wTen. 1878, pet. in-S", avec fig 8 fr.

Ce Tolnme contient : le calendrier, l'alptiBbet nvé«n, lea prièm catholiques, les épllres el évangiles, le chemin de la croix, des cantiques, les mystères du rosaire, le grand et le petit caté- chisme ; le tout écrit en ]an[;ue miUUUnne {ttiiienne), par Ugr Bataillon. GHËZEL (le P.). DlctlvniiMire lutiuiien-lnki»f«l«, avec notes grammaticales. Paris, 1878, in-S", br. 301

pages 10 fr.

Important traTail pour l'élude des langues océaniennes. CHEVRON (le P.). Koe goohl tnlMi»» meUhc ««lil tapu, hibe mania malua, mae iuahava ioou,

Ihe lea Iakatoga, 1876, iii-8°, Tig 8 fr.

Histoires bibliques du D' Schuster, traduites en langue longa.

Imp. A. DERENKB, Uajeue. - Paris, boni SaiaMOdwl, 63.

DICTIONNAIRE

SAMOA-FRANÇAIS-ANGLAIS

FRANÇAIS-SAMOA-ANGLAIS

PRÉCÉDÉ D'UNE

GRAMMAIRE DE LA LANGUE SAMOA

PAR

lie P. II. TIOIiETTE

marIots Iflnioiuuiire apostolique k Samoa

Diyisœ sont insulœ gentinm ia ngioni- bus suis, nnusquisqoe sectmditin Hngnam siiam et finnilias anas, in natioDilras ai^ (Geo., X. 5).

In nationes gratia Sjpiritiii Sancti êOam est Aodiebant enim ilios loquentee Ungois, et magniflcantee Deom (Act., X, 45, 4^*

■•i«

PARIS

HAISONNEDVE ET Ci«, LIBRAIRES-ÉDITEURS

95, QUAI TOLTAIRK, 85

1879

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3 CT 7

^5

Messieurs

BOUQUET DE LA GRYE

et

LE COMTE DE CHARENCEY

C* A. s. m

Paris^ le 8 décembre 1878.

1r#-

V ,-

Omnb lingoa oonfitMtnr ^piki DomlDni Jésas Cliristiis in gtorU est M iwtris. Siiat Paul, pkUia., U. 11.

Jesos Chnstns heri et hodie, ipse et ia MBCttlA. SamlPAaL,iMlr-.XUI,a.

INTRODUCTION

L*arcbipel Samoa, nommé par Bougainville archipel des Navigateurs, sans doute à cause du grand nombre de pirogues, qu'il y vit et de l'habileté des insulaires à les diriger, occupe la partie centrale de la Polynésie. II est compris entre le ITl^' et le 176* degré de longitude ouest et entre le 13* et le 15* degré de latitude sud.

n se compose de trois grandes iles : Savait, Upolu et Tutuila, et de quelques iles moins étendues. Deux de ces dernières, Manono et Apolima, sont situées dans le canal profond qui sépare Savaii d' Upolu. Plusieurs autres for- ment le groupe de Manua^ à environ 50 milles à Test de Tuluila.

Savaii a 55 lieues de circonférence, Upolu 45 et Tutuila 30. La population a être plus no.nbreuse qu^elle n'est aujourd'hui, si l'on en juge par les traces d'habiLitions disséminées partout dans Tinlérieur.

Toutes ces iles sont de formation volcanique, et les trois grandes sont ornées de hautes montagnes couvertes d'une riche végétation. Le sommet du grand mu, dans Savaiiy est un volcan éteint, dont la lave noire et luisante s'étend au loin. Les villages se trouvent disséminés non-seulement sur les bords de la mer, mais encore le long des cours d'eau, nombreux dans Upolu et Savaii. Ils sont reliés par des sentiers étroits dont les ombrages ne manquent pas de beauté. Des chemins appelés par les naturels chemins des

vin -^

aitu, parce qu'ils croyaient autrefois que leurs divinités en étaient les auteurs, sont peut-être les derniers vestiges d'une ancienne civilisation.

Le terrain est généralement très-fertile en taros, igna- mes, bananes, cocos et fruits à pain. Les missionnaires ont introduit la culture du coton et de plusieurs autres plantes utiles.

De nombreux oiseaux peuplent Tarchipel. On remarque surtout : le lupe^ pigeon sauvage très-multiplié dans les bois; le fnanumea^ espèce de poule sauvage qui, dit-on, se rencontre seulement aux Samoa ; le séga^ jolie petite per- ruche; lefuia, merle très-vorace; le manualii, appelé sans doute de ce nom à cause de son allure majestueuse et de son beau plumage noir ; il habite les marécages il vit de la racine du taro. On y voit en outre le vea, coucou muet qui vit non loin des habitations ; le tavaè, le melomelo^ le sao^ le matamemelo, le lau ulupiipii, le tolai, etc...

La grosse chauve-souris, appelée peà, se trouve comme dans presque toute TOcéanie.

Le cochon (puaà), le chien {maile), le chat (puse), le rat {imoa) et la souris (isamu) sont les quadrupèdes le plus anciennement connus à Samoa. On y rencontre des lézards et des serpents inoflensifs.

Les poissons et les mollusques sont nombreux et très- variés d'espèces et de couleurs. Ils sont d*un beauté ravis- sante.

Sur certaines côtes on fait la pêche au requin {malie) et à l'huitre perlière. On trouve le /at, espèce de raie ayant à sa très-longue queue deux petits os appelés foto dont la blessure est irrémédiablement mortelle. Les principales pêches faites en grand appareil sont celles de la bonite {atu et atuUj la grande et la petite bonite). Une époque remarquable est celle se montre le palolo^ dont les

ne

naturels font leur nourriture pendant les quelques jours

de sa sin^lière apparition. La flore comprend les grands arbres des tropiques et

quelques plantes à fleurs magnifiques. Le cocotier abonde. Vulu donne le fruit à pain, et son bois inaltérable fait de beaux meubles. Le pani et Vasi sont d'un bois incorrup- tible et s'emploient à la construction des maisons. Le mosoai, appelé V olivier du paradis, porte une fleur jaune d'une odeur caractéristique qui se répand au loin ; son bois très-léger sert à faire les petites embarcations. Le seasea est un arbre rabougri, à fruits très-odorants avec lesquels les naturels font des colliers. Le fruit du nonu- fiafia est très-parfumé ; celui de Yatone est la principale nourriture des lupe. Le fau n'est autre que le bourao de Tahiti; avec son écorce on fait des cordes excellentes. Le fuafua se développe démesurément et sa fleur res- semble à notre lilas. Le lavai est un arbre de haute futaie et de forme bien régulière ; son bois est très-odorant quand on le brûle. Les lupe et d'autres oiseaux se nourrissent de ses fruits. L'i/î, fort beau châtaigner samoan dont les grappes de petites fleurs blanchâtres répandent une suave odeur en août et en septembre, produit un excel- lent fruit constituant la nourriture des naturels pendant un ou deux mois de Tannée et aux époques de disette. Le lama pousse rapidement ; il s'élève à dix mètres environ. Son feuillage a une grande analogie avec celui du platane, et sa fleur blanche ressemble à celle du sureau. Son fruit renferme une noix bonne à manger quand elle est fraîche. Elle a cependant Tinconvénient d'être trop grasse. Les naturels l'utilisent pour faire des bougies (1). Le mââli, ma-

i. Pour faire ces bougies, les indigènes débarrassent les noix de leurs coquilles et ils les enfilent à une côte de feuille de cocotier. Gnquante ou soixante fruits ainsi enfilés donnent une bougie qui

vin -^

aitu, parce qu'ils croyaient autrefois que leurs divinités en étaient les auteurs, sont peut-être les derniers vestiges d'une ancienne civilisation.

Le terrain est généralement trés-fertile en tares, igna- mes, bananes, cocos et fruits à pain. Les missionnaires ont introduit la culture du coton et de plusieurs autres plantes utiles.

De nombreux oiseaux peuplent Tarchipel. On remarque surtout : le lupe^ pigeon sauvage trés-multiplié dans les bois; le manumta^ espèce de poule sauvage qui, dit-on, se rencontre seulement aux Samoa ; le séga^ jolie petite per- ruche; le fuia, merle très-vorace; le manualiiy appelé sans doute de ce nom à cause de son allure majestueuse et de son beau plumage noir ; il habite les marécages il vit de la racine du taro. On y voit en outre le vea, coucou muet qui vit non loin des habitations ; le tavaè, le melomelo^ le saoy le matamemelo^ le lau ulupiipii, le tolai^ etc..

La grosse chauve-souriSy appelée peà, se trouve comme dans presque toute TOcéanie.

Le cochon (puaà), le chien {mailé), le chat (puse), le rat {imoa) et la souris (isamu) sont les quadrupèdes le plus anciennement connus à Samoa. On y rencontre des lézards et des serpents inofîensifs.

Les poissons et les mollusques sont nombreux et très- variés d'espèces et de couleurs. Ils sont d*un beauté ravis- sante.

Sur certaines côtes on fait la pêche au requin {malié) et à l'huître perlière. On trouve le /at, espèce de raie ayant à sa très-longue queue deux petits os appelés foto dont la blessure est irrémédiablement mortelle. Les principales pêches faites en grand appareil sont celles de la bonite {atu et atulCy la grande et la petite bonite). Une époque remarquable est celle se montre le palolo, dont les

ne

naturels font leur nourriture pendant les quelques jours de sa sin^lière apparition.

La flore comprend les gr^ds arbres des tropiques et quelques plantes à fleurs magnifiques. Le cocotier abonde. Vulu donne le fruit à pain, et son bois inaltérable fait de beaux meubles. Le pani et Yasi sont d'un bois incorrup- tible et s'emploient à la construction des maisons. Le mosooij appelé Volivier du paradis, porte une fleur jaune d*une odeur caractéristique qui se répand au loin ; son bois très-léger sert à faire les petites embarcations. Le seasea est un arbre rabougri, à fruits très-odorants avec lesquels les naturels font des colliers. Le fruit du nonu-- fiafia est très-parfumé ; celui de l'atone est la principale nourriture des lupe. Le fau n'est autre que le bourao de Tahiti 'y avec son écorce on fait des cordes excellentes. Le fuafua se développe démesurément et sa fleur res- semble à notre lilas. Le tavai est un arbre de haute futaie et de forme bien régulière ; son bois est très-odorant quand on le brûle. Les lupe et d'autres oiseaux se nourrissent de ses fruits. L'i/î, fort beau châtaigner samoan dont les grappes de petites fleurs blanchâtres répandent une suave odeur en août et en septembre, produit un excel- lent fruit constituant la nourriture des naturels pendant un ou deux mois de Tannée et aux époques de disette. Le lama pousse rapidement ; il s'élève à dix mètres environ. Son feuillage a une grande analogie avec celui du platane, et sa fleur blanche ressemble à celle du sureau. Son fruit renferme une noix bonne à manger quand elle est fraîche. Elle a cependant l'inconvénient d'être trop grasse. Les naturels l'utilisent pour faire des bougies (1). Le niââli, ma-

1. Pour faire ces bougies, les indigènes débarrassent les noix de leurs coquilles et ils les enfilent à une côte de feuille de cocotier. Cinquante ou soixante fruits ainsi enfilés donnent une bougie qui

aitu, parce qu'ils croyaient aatrerois qae leurs diviniles en

étaient les anteurs, sont peut-être les derniers vestiges d'une ancienne civilisation.

Le terraiū est généralement très-fertile en taros, igna- mes, bananes, cocos et fruits à pain. Les missionnaires ont introduit la culture du coton et de plusieurs autres plantes utiles.

De nombreux oiseaux peuplent l'archipel. On remarque surtout : le lupe, pigeon sauvage très-multiplié dans les bois; le manumm, espèce de poule sauvage qui, dit-on, se rencontre seulement aux Samoa ; le aéga, jolie petite per- ruche; le/uta, merle très-vorace; le manu afu, appelé sans doute de ce nom à cause de son allure majestueuse et de son beau plumage noir ; il habite les marécages il vit de la racine du tare. On y voit en outre le vea, coucou muet qui vit non loin dos habitatious ; le tavaè, le melomelo, le sao, le matamemelo, le tau vlupiipii, le tolai, etc...

La grosse chauve-souris, appelée peà, se trouve comme dans presque toute l'Océanie.

Le cochon (paaà), te chien (maile), le chat (pusi), le rat [imoa) et la souris (isamu) sont les quadrupèdes te plus anciennement connus à Samoa. On y rencontre des lézards et des serpents inofTensifs.

Les poissons et les mollusques sont nombreux et très- Taries d'espèces et de couleurs. Ils sont d'un beauté ravis- sante.

Sur certaines cdtes on fait la pèche au requin (aialte) et à rbuttre perlière. On trouve le fai, espèce de raie ayant i sa très-longue queue deux petits os appelés folo dont la blessure est irrémédiablement mortelle. Les principales pèches faites en grand appareil sont celles de la bonite [atu et atule, la grande et la petite bonite). Une époque remarquable est celte se montre le palolo, dont les

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natoreis fbnl leur nourritare pendant les quelques joors de sa singoUère apparition.

La fiore comprend les grands ariires des tropiques et quelques piaules i fleurs magnifiques. Le cocotier abonde. Vulu drane le fruit i pain, et son bois inaltérable fait de beaux meubles. Le pani et Van sont d'un bois incorrupt tible et s'emploient i la construction des maisons. Le masoo», appelé VoUvier du paradis, porte une fleur jaune d'une odeur caractéristique qui se répand au loin ; son bois très-léger sert à faire les petites embarcations. Le seasea est un ari)re rabougri, à fruits très-odorants avec lesquels les naturels font des colliers. Le fruit du nmu- fiafia est très-parfumé ; celui de l'atone est la principale nourriture des lupe. Le fau n'est autre que le bourao de Tahiti; avec son écorce on fait des cordes excellentes. Le fuafua se développe démesurément et sa fleur res- semble à notre lilas. Le lavai est un arbre de haute futaie et de forme bien régulière ; son bois est très-odorant quand on le brûle. Les lupe et d'autres oiseaux se nourrissent de ses fruits. L'î/!, fort beau châlaigner samoan dont les grappes de petites fleurs blanchâtres répandent une suave odeur en août et en septembre, produit un excel- lent fruit constituant la nourriture des naturels pendant un ou deux mois de Vannée et aux époques de disette. Le lama pousse rapidement ; il s'élève à dix mètres environ. Son feuillage a une grande analogie avec celui du platane, et sa fleur blanche ressemble à celle du sureau. Son fruit renferme une noix bonne à manger quand elle est fraîche. Elle a cependant Finconvénient d'être trop grasse. Les naturek l'utilisent pour faire des bougies (1). Le mââli, ma-

i. Pour faire ces bougies, les indigènes débarrassent les noix de leurs coquilles et ils les enfilent à une c6te de feuille de cocotier. Cinquante ou soixante fruits ainsi enfilés donnent une bougie qui

Tépoque des veots alises. Qaand il tee pleut pas durant la saison des pluies, comme cela a eu lieu cette année (1878), la récolte est très -compromise et les naturels sont souTeot réduits à se nourrir de fruits sauvages.

Un fait bizarre vient de se produire. Au commenccmeilt de 1878, le niveau de la mer a baissé tout à coup d'iias manière fort considérable et ne paraissait plus vouloir remonter. C'était à peine si aux plus fortes marées les em- barcations pouvaient voy-iger dans l'intérieur des récifs. Ce pliènomèoe a été remarqué en môme temps aux îles Tokeliiu, situées à 30t) milles de Samoa.

Apin, sur ta côte Nord d'Upolu, est le point le plus Tré- quenté de l'archipel. C'est un beau port, d'un facile accès. Les navires y sont complètement en sûreté pendant toute la saison des vents alises, de la Pm de février jusqu'au mois de septembre. Durant les autres mois de l'année, il n'est pas sans quelque danger, mois seulement s'il survient une grande icm|>ôie.

C'est dans ce port que sont établis les plus grands com- merçants. L'Iiuile tie coco est la ressource du pays et le principal objet de son trafic. Les Américains, les Anglais et les Allemands surtout depuis 1870, y ont de grandes relations commerciales.

Le port de Png^pago, k Ti^uila, le pins beau, le plus facile et te plus sûr cti> tout l'arrhipel, appartient depuis plusieurs ann^ aux Ëtals-l'nis d'Amérique. On annonçait, il y a peu de temps, la prise de possession d'Cpolu par les Allemands.

l.e Samoan est bien fait, d'une belle taille et d'an joli teint bronxo. Il parfume cl colore ordinairement sa cbe- vdiirc <fa.'i\ frise <l^i- façons irês-iHTorîes-

11 est hospiulioT cl poli ; son poùt [wur les ceremonies et pow le dunt répond i Je grandes dispositioas natu- ,

relies. Il est caliiie. digne, âoquent dans les grandes assan- blées se traitent les affaires dn pay$« aussi bien que dans les réceptions solennelles. Les chefs se montrent gêné* ralement fermes dans le maintien des lois et des usages.

Une large élofle (I), faite d'écorce d arbres, compose tout le costume des naturels. Les plus distingués portent main* tenant une chemise blanche.

Leurs cases sont formées d'un léger toit de chaume porté par de courts piliers de bois ; elles sont ouvertes à tous les Tents. On y entre par un côté, considéré par les naturels comme la grande façade.

Autrefois le tupu (grand chef ou roi), élu par l'assemblée des chefs (2), était respecté comme un Dieu. Le peuple était adonné à de nombreuses superstitions. 11 attribuait les maladies aux possessions par les aitu.

Les aitu étaient pour lui des génies malfaisants, habi- tant rintérieur de la terre, les cavernes, les profondeurs des mers, etc. Il avait une grande crainte de ces génies, il en faisait des idoles auxquelles on offrait des sacrifices (3). La loi du iapu était observée rigoureusement. Des signes, appelés iapui, étaient suspendus aux arbres pour indiquer qu'un lieu était tapu. A la mort des chefs, il était ordi* naire que la vie de quelques personnes fût sacrifiée.

Les cérémonies des sépultures se faisaient très-solonnel- lement. On brûlait les corps avec des parfums, ou bien on les embaumait et on les enveloppait ensuite de siapo.

1. L'étoffe samoanne appelée Siapo est faite de largos feuillet (ia/i) de launa, écorce de Vua (mûrier à papier) battue avec un maillet en bois, coUées ensemble avec Tarrow-root. Ces Siapo sont ordinairement peints de diverses couleurs.

2. L'assemblée, appelée taupulega, se composait des chefs (tai- jnna) et des iulafale (orateurs de l'assemblée).

3. On rencontre en quelques lieux des pierres appelées faavavau» ajmt quelque reasemblance avec la forme humaine.

Noos osons espérer que, grice i tenr bienveillant con- conrs, tes ressources oenous feront pas défaut, à mesure que de nouveaux manuscrits seront envoyés par nos missionnaires.

Ce sera pour nous une satisfaction d'avoir contribué, selon DOS faibles moyens, à fournir des matériaux & la science.

C. A. s, m.

L. J.C.etM.V. I.

NOTE DES EDITEURS

Nons aurions pu apporter quelques modifications au texte, par exemple ne mettre qu'une fois chaque mot samoan dans le premier vocabulaire, omettre l'anglais dans le second, etc.

Nous avons jugé plus convenable de reproduire intégra- lement le manuscrit original du missionnaire. Nous lui laissons le soin de faire lui-même ces modifications dans les éditions qui suivront.

GRAMMAIRE SAMOANE

Ayanl remarqué que la langue samoane a plus de res- semblance avec l'anglais qu'avec le français, j'ai suivi les divisions d'une grammaire anglaise.

J'omets souvent les définitions qui se trouvent dans toutes les grammaires.

Cette grammaire est divisée en trois parties : la pronofir dation^ la dérivation et la construction.

PREMIÈRE PARTIE

DE LA PRONONCIATION

La prononciation est l'art d'exprimer par l'organe de a voix les lettres, les syllabes et les mots d'une langue, con- formément à l'usage.

Cette première partie est subdivisée en trois chapitres :

1* Des sons et des articulations des lettres ; i"* De la formation des syllabes et des mots ; â'' De l'accent et de la quantité ;

II

CHAPITRE I.

DES LETTRES

L'alphabet Samoan se compose de 15 lettres, en y comprenant le k, récemment iotroduit et admis générale- ment, savoir :

(ii c, f, g, », k, l, m, n, o, p, s, t, u, t>.

Art. I. DBS VOYELLES.

11 y a cinq voyelles, savoir : a, e, i, o, u.

Elles se prononcent comme en latin : a, é, i, o, ou. Ainsi tea se prononce téou, comme chez les latins Deu$ Déous (Déouce).

§ 1 . Des voyelles loDgues oq brèves.

Il est absolument nécessaire de bien distinguer la quan- tité des voyelles et des syllabes ; car changer nne voyelle longue en brève, et vice versa, c'est changer la signification du mot, puisque les naturels n'ont eu recours à ce moyen que pour distinguer les acceptions différentes d'un même mot :

Tina, coin à fendre le bois.

Tinâ, mère.

Ex. : 'Âm, i'àva, espèce de poivrier. Ava, passe pour les

embarcations. Avâ, épouse.

Lava, sulBre.

Lava, pouvoir, être capable

NoTjk. L'accent ' marque une aspiration brâvc el forte; l'accent * marque les longues; l'accent ' marque las brèves.

§ s. Des voyelles composées oa doubles voyelles.

Quelques grammairiens les appellent diphthongues îm* propres.

On pourrait peut-être en admettre dans certains vert)e8 dont le passif est en t; alors au lieu de deux t brefs (u), on n'en a qu'un seul, il est vrai, mais il est long (<) : Peiseai e le ma'i.

Remarque I. Vo, dans outouj oulua^ se fait peu sentir; on croirait n'entendre que utou, ulua, l'outou des Latins.

Remarque IL * Dans le langage familier et dans la conversation, un européen a de la peine à saisir les deux sons de deux voyelles brèves : une oreille peu exercée croit n*entendre qu'un son ; mais on ne saurait s'y tromper dans le langage soutenu et oratoire. Ex. : sàà, sééy ne peuvent s'écrire, ni se prononcer sây sê^ quoique l'oreille croie n'entendre qu'un seul son prolongé. Ainsi il faut plus d'attention que pour le français.

§ 3. Des diphthongues,

Vi et Vu forment des diphthongues avec les autres voyelles qui les suivent, mais non avec leurs semblables. Ex. : lesUf loane, Va, Ve ! Mais il y a deux syllabes dans iUe, uu^ mau.

Art. il oss consoNNgs.

Une consonne est une lettre qui ne peut être entendue distinctement d'elle-même et sans le secours d'une voyelle.

F se prononce comme en français :

Fuy fi, fo se prononcent comme en français.

Fe et fu se prononcent comme en latin, ou comme et fou en français.

G a toujours dd son nasal et dur :

17a, go, gu se pronoDceat comme en latin.

ge fait toujours gué et 171 fait gui.

Le G nasal, ou double consonne, a à peu près le son de t'ag fraoçais, quand il est précédé d'un a ou d'un 0 comme dans gangrène, gongrone : Loga, dans iloga, se prononce comme longa dans longanimité.

K. Le k samoan, dans les mots étrangers naturalisés, remplace le c dur français et le q : caton, qnasi.

L, suivi de voyelles, donne les mêmes sons qu'en latin.

M, se prononce comme en français.

N, suivi de voyelles, donne un son nasal trés-prononcé.

Ainsi, naga se prononce comme les deux premières syllabes de Nangasaki ; Il en est de même pour nogai.

P. Il n'y a aucune eiceplion pour le p.

S. L'i, dans la prononciation de certams mots, a un son approchant de celui de cké (chéri) ou de cko (châmer), ou sh anglais.

T. 7*1 est toujours dur, et ne fait jamais si, comme dans admonition ou lectio, ni tsi comme dans la langue de Futuna.

V. Le V n'est jamais suivi de l'u.

des syllabes et des hots. Article L des syllabes et de leurs espèces.

En samoan, une syllabe, un mot peut commencer par une voyelle ou une consonne, mais il doit toujours finir par une voyelle, cette règle est sans exception.

Le pluriel n'apporte aucun changement à la terminaison.

Parmi les syllabes, les unes sont radicales et les autres sBConoAiREs: atofa, alofa-i-na, alofa-gi-a; folo, folo-i-na.

XXI

Les syllabes secondaires ont chacune one valeur propre qu'il est difficile de caractériser dans certains mots.

Ainsi on ne saurait établir de règle générale poyr la valeur des syllabes secondaires dans les mots suivants:

Lape, pigeon. Lupe-uy il y a des pigeons. Ta, laver.

Ta-ia, cpie Ton peut laver. Manaà, désirer. Manaihmiuyqm est désiré* Tau, appeler, nommer.

Taù'paie-ina, être appelé paresseux.

FolOj avaler.

Folo-gia, que Ton peut avaler.

Lagi, ciel.

Lagi'Valea^ (lune) cachée par un ciel nuageux.

Article II. des mots en général.

Parmi les mots, on distingue les monosyllabes, les dis- syllabes, les trissyllabes et les polysyllabes.

La plupart des noms primitifs ou racines sont dissyllabes ou monosyllabes. En y ajoutant une ou plusieurs syllabes, on forme des mots dérives : ainsi, de Aga^ on forme Ago- lelei^ agaleaga, agavale, agamalû.

On distingue encore les mots simples et composés. Du mot simple fale (maison). Ton forme les mots com- posés falemoe, faleoo, faleta, falelaga^ faletalimalà, etc.

CHAPITRE III

DE L ACCENT.

L'accent consiste en une forte élévation de la voix, ou intonation, par laquelle une syllabe se distingue particu- liérement des autres.

L'exacte prononciation des accents est un point d'une

grande importance ; car il en est des accents comme de la quantité: les accents servent a distimgder les ACCEr- TIOKS DIFFÉRENTES d'ur uÈut HOT. 'AiM, espèco de poi- vrier, n'est distingué de ava, passe pour les navires, que par r esprit rade ', dont il est affecté (1).

L'accent diffère de la quantité ; il peut se trouver sur une syllabe brève, comme sur une loi^e.

DEUXIEME PARTIE

DE LA DÉRIVATION.

n y a en samoan, comme en français, neuf espèces de mots, qu'on appelle parties du discours, savoir t

L'article, le nom, l'adjectif, le pronom, le verbe, la préposition, l'adverbe, la conjonction et l'interjection.

CHAPITRE I.

DE l'article.

On distingue deux articles, le défi,ni, et l'indéfini.

Article 1. de l'article DÉFtnt.

L'article déûni est le (prononcez lé). Quand it est au commencement de la phrase, il est précédé de à ; mais on

1. Cet esprit rude (') remplace le K que l'on rencontre dans les langues de Toga et de Fututw. Il se fait sentir dans la prononciation par una aspi- ntion rude qni nppeUe tin peu le son du S.

retranche Yd quand Tarticle se trouve au milieu ou à la fin de la phrase.

Ex. : '0 fe alii ua alu i Apia, le chef est allé à Apia. Va alu le Alii i Apia^ le chef est allé à Apia. Pe ua alu i Apia le alii ? Le chef est-il allé à Apia.

Le est précédé de e, quand il est à la fin de la phrase devant le sujet d'un verbe actif, pour distinguer le sujet du régime.

Ex. : Na fasi le avâ e le tane^ Thomroe a tué sa femme.

Mais il ne prend point e, quand c'est le sujet d*un verbe neutre. Ex. : Aumai le mea, nei ita le alii, apportez les vivres, de peur que le chef ne se mette en colère; Va ftià- toà malolo ananafi le alii, le chef a commencé hier à se bien porter.

Art. II. DE L^ARTICLE INDÉFINI.

L'article indéfini est se (un, une), sina (de, du, quelque), ni (des) y nisi ou niisi (quelques).

Ex. : Apportez-moi un couteau, aumai se naifi ; appor- tez-moi de la nourriture, aumai sina a ta mea e ai; apportez-moi des couteaux, aumai ni naifi; y en a-t-il quelques-uns qui soient partis "f peuao nisi ?

Les noms de royaumes, de provinces, de fleuves, de rivières, qui en Français prennent l'article défini , sont mis en Samoan dans la classe des noms propres de personnes, et en suivent la règle, c*est-&-dire ne prennent point l'article.

Ex. : la France^ o Falani; TAUemagne, o Siamani.

DÉCLINAISON DES ARTICLES.

ARTICLE DÉFINI.

Nom. '0 le, e le^ le, la. Gén. 0 le, a ky de le, du. Dat. ile..., à le, au.

ARTICLE «DÉFINI.

Nom. V se, e se, un, une. Gén. 0 se, a se, d'un, d'une.

Dat. I se , à quelqu'un,

à un certain.

IM.

le le.r.

.1«. Su..

... an, nue.

Toc.

e pbcé après le oora.

T,ie.

Abl.

iU par le. la, de.

.Ibl /«.

... par on, quel

qa'on

qoelqn'uoe.

Rexaaqce. Od voit par cette décliaaisoa ijae de au geoiuf s'esprînK par oet a : o U, n U, o t€, a sr.

RÉgls f^tiULE. De indiquant une idée d'ACTiox s'exprime par rt. Ei.. - 'O le gaiite^ a Pttelo, le tnrail de Pierre ; ô tana lauga, son discours ; à lana mahga, son TOy^e.

De indiquant un état passif s'exprime par o. Es. : '0 bma mai, sa maladie ; è lona lali. son refrain.

Mais quand il s'agît d'une idée de possession, c'est tantôt par o, ex. : '0 liMa fale. sa maison, et tantôt par n, ex. : 0 lana mea. ses virres. On ne saurait assigner d'autre raison certaine, sinon que c'est l'usage (le tyran des langues). La pratique apprendra le reste.

Cette régie aSecle le pronom possessif.

Ex. : '0 lana galufga, .on traTaît; e ona le mana, sa puissance; eana le pule, son autorité. L'idée de maKuUii ou de féminin n'y euire pour rien.

On distingue en Samoan, comme dans les antres lan- gues, le nom commun et le nom propre.

Le nom commun est précédé de l'artide défini : l'homme , ô le tagata.

Le nom propre n'est point précédé de l'article défini, mais de à quand ce nom est au commencement de la phrase : Pierre, à Petelo; il en est privé, quand il se Irouve au milieu on i la fin de la phrase : Ua alu Petelo i Apia,

XXV

Pierre est allé à Apia; un fat mai Petelo...y Pierre m'a dit...

On distingue, comme en français, des noms collectifs et des diminutifs : à le motu o iagaia, la foule ; osi tdma sia^ ce petit enfant.

On distingue dans les noms, le genre, le nombre et le cas.

Art. I. DU GENRE.

Le genre est la distinction à Tégard du sexe.

En Samoan : tous les noms d*ôtres inanimés ou ab- straits sont neutres. 11 n*y a d'exception que pour quelques plantes ou arbustes dont les Samoans ont appris des Euro- péens à désigner le genre, quand ils considèrent ces plantes sous le rapport productif : o le esi tane^ le papayer m&le ; à le esi fafine, le papayer femelle.

2'' Les noms d'êtres animés se divisent en deux classes, les MAScuLirfs et les féminins. Les noms du genre mas- culin désignent les êtres du sexe masculin, et les noms du genre féminin désignent les eues du sexe féminin.

On distingue le sexe : V par des mots différents : tamd (masc), père; Una (fém.), mère; ^l"" par Taddition du mot tane mâle et fafine femelle : '0 le tâma lane^ garçon ; '0 le tâma fa fine y fille.

Plusieurs mots s'emploient pour les deux genres. Ex. : V le lagala, homme ou femme ; 'Aiga, parent, parente ; Agasala, pécheur, pécheresse.

Art. II. DU NOMBRE.

On distingue en samoan, comme en français, le singu- lier et le PLURIEL. Il y a de plus le duel.

En samoan, un nom s'écrit au pluriel comme au sin- gulier : '0 le iagaia nei^ cet homme ; 0 iagaia nei^ ces hommes.

mrm I" D'ëgalilé. e lusa lona agalelei, mot-i- mut : sa booté est égale i... Pierre est aussi habile que Paul, e /tua le poto o Petelo i to Pavlo, mot-à-mot : éf^ale esl l'habileté de - Pierre à celle de Paul. I â° D'infériorité. Pierre est moîna habile CoMPAitmF/ 1°« P"H' " ^y kpoiooPeUlo

t lo Pamo, mot-a-mot : est petite l'habileté de Pierre comparée k celle de Paul. [ De supériorité. Pierre est plus habile que Paul, e sili le poto o PeUlû i lo Paulo, mot-à-mot : est supé- rieure l'habileté de Pierre com- parée i celle de Paul. On voit que l'adjectif devient substantif par le diauge- meni de tournure.

Superlatif. On élève on adjectif au superlatif absolu ou relatif, en mettant un mot devant ou après :

Matua, matai. Ex.: Matua leaga, Irès-manvais ; Matai Ulei, le meilleur.

On se sert aussi de tu, ona, èse, tasi, lava que l'on place après l'adjectif : Jfaàà tu, trèsnlur ; alofaina ona, trés-aimé ; ut èse, hors ligne ; lelei tan, excellent ; leaga loti, très-mauvais.

Les mots āiUsili, sili èse, o le mea èse, va maeu, iu> momose, ua moda, va gulu ont, tuipito, etc. , expriment un superlatif.

Les adjectifs verbaux dérivent des verbes.

Art. 11. DES ADJECTIFS KUMÉHAUX ET .10313 DE NOKBIIE.

On peut les diviser en deux classes : les nombres dé- finis et les nombres indéfinis.

^ I. De* nooibrvrs dt'nc;s.

On eo distii^iie de deux ordixiaax.

sortes, les oardioâux el les

1<* NOBBUBS CARMNJirX.

iasij un. Ilia. deux. iōlu^ trois, /a, quatre. Uma^ cinq. ono^ six. fitu, sept, tïi/u, huit. tua, neuf. sefulu, dix.

Remarque. Les noms dioses que Ton compte.

fefulm ma U tasi. onie. sefulu ma U lua^ douxe. lua sefulu y vinjrt. Mu gafulu, trente, etc. sclaUy cent. afe. mille, mano, dix mille. ilu, cent mille, mi/ïufia, million.

de nombre varient avec les

2* Nombres ordinaux.

O le muamual . ^^^„«:^^ 0 le uluai 1 *' P'"""""^- O 26 /fia, 0 te tolu, 0 le fiiy etc., le second, le troisième, le quatrième, etc.

Les nombres ordinaux s'emploient avec le mol vaaja (part) pour exprimer des nombres distribu tifs ou frac- tionnaires. Ex. : '0 le vaeluaga lemu, la moitié ; /> lona tolu 0 oaega, le tiers ; o lona fa o vaega^ le quart ; loin o vaega^ V vaega e tolu, les trois quarts si le tout est divisé en quatre parties, et trois parts si le tout est divisé en plus de quatre parties.

§ 2. Des adjectifs de nombre indéfinis.

Se, quelqu'un; sina^ quelque (en anglais 5om(;) ; tailoà- ioiij iailasi, chacun, chaque, tout ; o le tasi yo o le isi^

Fun ou Tautre ; toàitiiti, pea, peu nombreux (en latin pauci) ; faàiiiiii^ un peu (en lat. parunC^ ; sina mea itiili, peu^ petite quantité ; ni nai, quelques, peu nombreux (c'est un diminutif dont on se sert quelquefois pour exa- gérer en moins); ioàtele^ plusieurs, beaucoup (en lat. muU%)\ tele, beaucoup, une grande quantité (en lat. muUum) ; e leaise, aucun, nul (en lat. nemo) ; e leaise tari, pas un seul (en lat. ne untis quidem) ; èse autre, autres, (plur.) èèse ; se quelqu'un, quelque chose ; nî, niiri, nisi, quel - ques-uns, un certain nombre; àtoa, tout entier ; àtoa uma, tous ensemble.

Art. III. DES ADJECTIFS PRONOMINAUX.

(Voir aux pronoms, page xxxm, chap, iv, art. n)*

De la formation des adjectifs.

On peut distinguer les adjectifs en primitifs, dArivés et COMPOSÉS.

1** Primitifs: Uli, noir; 5tna, blanc; ena, blond.

Dérivés : faàuliuli, noirâtre; faasinarina, blan- châtre ; faàenaena, un peu blond ; mataù-tia, effrayant ; ino-siay odieux ; ita-gia, contre qui Ton est fâché.

La plupart des adjectifs dérivés ont la syllabe finale en